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Mise à jour le 30/10/2018, par Damien - Service Com’ ANDAR

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Compte rendu Colloque biosimilaires : les malades ont la parole

Les malades ont la parole

Biosimilaires, outils de renforcement du dialogue entre les acteurs de santé ?

Le 2 octobre dernier, le colloque "Les malades ont la parole" a réuni les représentants de l’Association française de lutte antirhumatismale (AFLAR), l’Association François Aupetit (AFA), l’Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde (ANDAR), la Fédération française des diabétiques (FFD), France lymphome espoir (FLE) et la Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP). Ces acteurs de santé ont interrogé professionnels des santé et industriels.

Au cœur des deux tables rondes, la décision médicale partagée. Elle dépasse largement le cadre de la stricte substitution, dont le principe reste soumis à la publication obligatoire et toujours attendue d’un décret en Conseil d’Etat, et que tout un chacun s’accorde à considérer comme un cadre applicable aux génériques de petites molécules, mais dangereusement transposable en tant que tel aux biomédicaments, pour la santé et la sécurité des malades.

Concernant la décision partagée entre le malade, son médecin et son pharmacien, les intervenants ont décrit et illustré l’importance de ce processus de partage d’information et de dialogue visant à une prise de décision conjointe, garante notamment d’une bonne compréhension de son traitement par le patient et d’une bonne observance. Alain-Michel Ceretti, président de France assos santé, a d’ailleurs rappelé l’importance absolue de ce principe.

Appliquée aux médicaments biosimilaires, la décision médicale partagée engage au dialogue et tout particulièrement dans les cas d’application du principe d’interchangeabilité. Le passage du médicament biologique de référence au médicament biosimilaire est ainsi décidé conjointement par le prescripteur et le patient. L’interchangeabilité nécessite en effet l’acceptation des médicaments biosimilaires par les patients et s’appuie nécessairement sur la confiance entre les acteurs.

Le colloque s’est achevé par le partage et la validation par l’ensemble des participants des 10 propositions du think tank "Biosimilaires" que vous trouverez reprises ci-dessous et accessibles sur le site éponyme.

Les 10 propositions pour la décision médicale partagée du think tank Biosimilaires

1. Comme pour tout médicament biologique, la prescription de médicaments biosimilaires doit toujours se faire dans le cadre d’un processus de décision partagée, condition nécessaire à leur acceptation par les patients.

2. Sincérité et efficacité sont les bases de la décision médicale partagée, processus de partage d’information, d’écoute et d’accompagnement. Les professionnels de santé doivent le connaître, le comprendre, y être formés et s’en saisir pour que s’établisse une relation de confiance

3. Pour susciter la confiance de tous les acteurs, il est nécessaire de co-construire l’information avec les associations de patients. Des outils d’information expliquant ce que sont les biosimilaires et la décision médicale partagée doivent permettre le complet partage d’information entre les patients et les professionnels de santé.

4. Pour une acceptation unanime des biosimilaires, les éléments d’informations mis à disposition des professionnels de santé, des patients et des aidants par les autorités sanitaires doivent aller plus loin. La fiche de bon usage sur les médicaments biosimilaires publiée par la Haute Autorité de santé doit, entre autres, rappeler l’importance de la décision médicale partagée.

5. Les pouvoirs publics doivent clarifier certaines définitions relatives aux biosimilaires. La notion d’interchangeabilité doit notamment être inscrite dans le code de la santé publique.

6. Les interrogations à l’égard des biosimilaires ont principalement lieu au moment de l’interchangeabilité. L’interchangeabilité est donc le moment pendant lequel le processus de décision médicale partagée doit être le plus approfondi.

7. Les médicaments biosimilaires représentent un intérêt économique mais ne doivent pas être réduits à ce seul avantage. Ils doivent permettre, notamment grâce à la décision médicale partagée, d’améliorer l’efficience des prises en charge en impliquant l’ensemble des parties prenantes.

8. En ville comme à l’hôpital, les pharmaciens sont un des acteurs-clés de la décision médicale partagée au côté des médecins. Les biosimilaires doivent être l’occasion de remettre en avant la relation de soins et de réengager l’ensemble des acteurs dont le pharmacien.

9. Les infirmiers ont un rôle indispensable à jouer dans la décision médicale partagée, notamment dans le relais de l’information et dans sa diffusion. Leur implication au côté des médecins doit être rééquilibrée pour soutenir le partage de la décision médicale.

10. Une charte de qualité sur la décision médicale partagée impliquant les biosimilaires doit pouvoir être proposée et signée par l’ensemble des services hospitaliers /professionnels concernés. Cette charte permettra de certifier la qualité du rapport professionnel de santé / patient.

Visiter le site internet du think tank Biosimilaires sur http://cercle-biosimilaires.org

source : www.nile-consulting.eu

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