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 Les traitements actuels

Les traitements ANTI-PR, dits traitements « de fond »

Publié le 8 février 2007 , par Pascal MECHIN - Webmaster JPM Ed.




Ils sont à prendre en continu.
C’est un ensemble de médicaments qui permettent de bloquer ou de ralentir l’évolution de la maladie et qui ont chacun des mécanismes d’action différents. Les bénéfices ne se mesurent souvent qu’après quelques semaines. Si après trois à six mois de prise en charge vous ne ressentez aucune amélioration, votre médecin vous proposera de réajuster le traitement.

Ce qu’il faut savoir :

  • On sait aujourd’hui qu’il est indispensable de commencer un traitement dès le diagnostic de la PR ! Attendre, c’est prendre le risque que les articulations s’abîment irrémédiablement.
  • Les traitements anti-PR n’éradiquent pas la maladie mais en freinent les symptômes. Interrompre le traitement les fait resurgir !
  • Les effets secondaires des traitements diffèrent d’une personne à l’autre. Il est important de signaler tout trouble, sans attendre le prochain rendez-vous avec le médecin. La meilleure prévention d’un effet secondaire est l’auto-surveillance, puis la mise en place rapide d’une action déterminée par votre médecin. Certains effets secondaires ne sont visibles qu’au résultat des analyses de sang : il est important de les effectuer régulièrement.
  • Chaque traitement est personnalisé : un traitement qui est efficace pour une personne peut ne pas l’être pour vous. Seul le dialogue avec votre médecin permet d’identifier quelles options de traitement sont adaptées à votre état.

Quand contacter votre équipe soignante ? Quelles urgences ?

Le but de la prise en charge médicale et de votre traitement est de stabiliser voire de faire régresser la maladie. Si vous pensez qu’elle se manifeste à nouveau (grande fatigue, douleur articulaire persistante qui peuvent être le signe d’une « poussée »), n’hésitez pas à consulter votre équipe soignante même en dehors des rendez-vous habituels. Car non prise en charge, la reprise de l’inflammation pourrait s’accompagner de destructions irréversibles. Il faut la contrer le plus rapidement possible !

En cas de difficultés à obtenir un rendez-vous rapide avec votre équipe spécialisée, faites appel à votre médecin généraliste ou à un rhumatologue libéral. D’autres situations méritent d’être signalées dans les plus brefs délais à votre équipe soignante : la survenue de signes allergiques (éruptions cutanées, fièvre…) consécutifs au démarrage d’un nouveau traitement ou la persistance d’un épisode infectieux (qui peut être lié à un effet indésirable du traitement).