ANDAR Alpes-Maritimes


 

L’Andar est en deuil

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Madame Sylvie Anfonsi, Présidente de L’Andar Alpes Maritimes nous a quitté.

L’annonce du décès de Sylvie nous a d’abord démolis... puis les larmes sont venues, discrètes, nombreuses, sèches ou étouffées selon la façon dont chacun a pu le gérer. L’évidence ensuite, l’évidence pour nous tous de vous écrire ces lignes pour que vous sachiez qu’elle était de ces personnes dont on peut dire sans hésiter qu’elles sont "quelqu’un de bien".

Sylvie, malgré une PR développée à l’âge auquel on apprend à parler et à chanter et pas à souffrir, à construit sa vie sur la tendresse. Elle a appris dûrement à aimer la vie, à se révéler dans un corps pourtant douloureux. Sa fausse rudesse et son humour dissimulaient mal sa fragilité et la tendresse qu’elle avait pour les gens. Elle était résolument tournée vers les autres.
Impliquée depuis 1984 à l’ANDAR, Sylvie a donné sans compter de son temps et de son énergie pour aider son prochain. Elle a monté la section Alpes-Maritimes et a trouvé le courage de donner même quand elle était elle-même en proie aux doutes, aux incertitudes et à la douleur. Elle a accepté d’être vice-présidente nationale pendant plusieurs années, et à même répondu présente lorsqu’il a fallut prendre la présidence par interim . Parachutée, elle a su assumer avec douceur et intelligence cette lourde responsabilité.
Sylvie avait toujours un mot gentil, une façon bien à elle d’écrire et de parler qui semait des fleurs colorées dans les esprits les plus tourmentés. Elle n’était jamais condescendante, mais partageait les peines avec sincérité.

Toujours surprenante aussi ! Qui n’a jamais ouvert de grands yeux en apprenant que cette frêle jeune femme avait fait du parapente ? C’était elle, à la fois procelaine et baroudeur...
Cette fois tu t’es envolée et il va falloir que nous acceptions que tu ne redescendras pas...
Alors "ciao, ciao" comme tu aimais à le dire et MERCI pour tout ce que tu as donné.

Ses amis de l’Andar

 

A l’occasion des 20 ans de l’association, elle témoignait :

"Je me suis engagée dans l’association ANDAR parce que j’avais beaucoup de choses à partager avec les autres. Lorsqu’on est malade, on a besoin de se sentir compris et entouré. C’est donc très important pour nous de savoir que d’autres ressentent et vivent la même chose. J’ai grandi avec la polyarthrite rhumatoïde depuis l’âge de 3 ans et demi. C’est comme si je l’avais toujours eue. Je suis passée par différentes étapes. Au début, j’ai ressenti beaucoup de désespoir et d’injustice. Mais progressivement, je suis arrivée a comprendre la maladie et à l’apprivoiser au quotidien. De toute façon, nous n’avons pas le choix, il faut avancer et vivre avec. Je suis relativement jeune, je travaille et j’ai beaucoup d’activités pendant mon temps libre. On peut avoir une polyarthrite et avoir une très belle vie. Depuis toujours, j’ai pour principe de ne pas me poser de limites. La maladie s’en charge d’elle-même. Elle est suffisamment invalidante, il serait dommage de s’interdire, d’emblée, certaines choses. J’ai toujours essayé de vivre le plus normalement possible. Depuis toute petite, j’ai envie de me prouver de quoi je suis capable. J’ai fait du parapente et du planeur, car j’aime ça, mais aussi par défi personnel. Dans les airs, on oublie le handicap, on a une sensation de liberté totale. La polyarthrite est une maladie qui nous malmène régulièrement. Elle nous ronge à notre insu et se nourrit de nous. On est diminué par la maladie. C’est pourquoi il est important de réagir et de vivre au maximum la seule vie qui nous est donnée, même si c’est loin d’être facile tous les jours. J’ai mis des années avant de comprendre tout ça. Mais je me suis dit que je n’allais pas laisser faire la maladie. J’aime m’amuser ; j’aime la vie. Il y a eu de bons moments et il y en aura plein d’autres"

Publié le 6 février 2008 , par Sonia - ANDAR - Assistante Présidente de l’association ANDAR , par Ronan (Andar)